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1 - LE 21ème BATAILLON DE CHASSEURS A PIED


LE BATAILLON DE CHASSEURS
L'origine des bataillons de Chasseurs remonte au Duc d'Orléans (fils aîné de Louis Philippe) qui fonde en 1837 une ''compagnie de Chasseurs d'essai'' dans le but de tester non seulement le nouveau fusil rayé, mais aussi l'efficacité d'une troupe très mobile et spécialement instruite au tir.

L'année suivante, le 14 novembre 1838, l'expérience est étendue à un bataillon complet avec la création du ''bataillon provisoire de Chasseurs à pied''.

Le 28 août 1839, ce bataillon change de nom et devient  le ''bataillon de Tirailleurs'', un nom qu'il conservera jusqu'au 28 septembre 1840, date à laquelle, le Duc d'Orléans est chargé de la formation et de l'organisation des dix premiers ''bataillons de Chasseurs à pied''.

En 1853, l'armée française compte 20 bataillons de Chasseurs, après la guerre de 1870 ils sont au nombre de 30.

A partir de 1879 certains bataillons sont détachés dans les Alpes pour être entraînés à la guerre en montagne. Une expérience qui conduit quelque années plus tard à la création d'un corps spécial de montagne. Douze  bataillons spécialisés prennent en janvier 1889 le nom de ''bataillons alpins de Chasseurs à pied'' qui deviendra par la suite ''bataillons de Chasseurs alpins''. 



Composition des bataillons de Chasseurs de l'armée d'active en 1914
Le Bataillon de Chasseurs à pied comprend six compagnies de 250 hommes, une section hors- rang et une section de mitrailleuses soit un effectif d'environ 30 officiers et 1700 hommes.
A noter que l'effectif réglementaire des bataillons de chasseurs alpins était de 32 officiers et 1550 hommes.     

Le bataillon est commandé par un chef de bataillon (commandant)

Chaque compagnie est commandée par un capitaine, elle est divisée en 4 sections. Son effectif comprend:  le capitaine, 3 lieutenants, un sous-lieutenant ou un adjudant-chef, 1 adjudant, 1 sergent-major, 1 sergent fourrier, 8 sergents, 1 caporal fourrier, 16 caporaux, 2 tambours, 2 clairons, 1 infirmier, 4 brancardiers, 1 tailleur, 1 cordonnier, 1 cycliste, 3 conducteurs et 210 soldats.

La section se décompose en 2 demi-sections ou 4 escouades (environ 65 fusils), elle est commandée par un lieutenant ( ou un sous-lieutenant, ou un adjudant ).

La section de mitrailleuses se compose d'un officier, d'un sergent, de 4 caporaux, 24 soldats, 13 chevaux et une voiture. Dans les bataillons alpins les soldats sont au nombre de 28 et les chevaux sont replacés par 15 mulets de bât. 

L'escouade : 15 soldats groupés sous le commandement d'un caporal forment une escouade.

La section hors-rang comprend artificiers, armuriers, secrétaires, ordonnances, sous-officiers d'approvisionnement, maréchaux-ferrant, bouchers et conducteurs.

Le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied


A partir de l’historique du Corps, de son Journal de Marche puis de témoignages ou de récits authentiques, il est proposé maintenant, une représentation des certaines phases historiques menées par le 21ème Bataillon de Chasseurs à Pied (B.C.P.).
Découvrez ce régiment de valeur, dès le départ de sa première garnison de Montbéliard (25) jusqu’à son implantation dans les casernes Dutertre à Raon l’Étape (88).
Après son arrivée dans les Vosges, suivez ces combats dans les secteurs au Petit Donon, celui de la Chipotte puis au sein des communes de Laneuveville-lès-Raon et Raon l’Étape. 
Cette partie de l’ouvrage forme ainsi le mémorial des obscurs mais parfois sans noms, de ceux qui pour toujours portent le nom de «Diables Bleus».
Un aperçu concernant la nécropole et les monuments aux Morts édifiés «à ces Héros» tombés dans les environs raonnais.


Uniformes


CHRONOLOGIE 


1855 / Le 28 septembre, création du 21ème BCP à Metz
1856 / Dissolution
1870 / Recréation à Saint-Denis (93)
1870 - 1871 / Guerre franco-allemande (défense de Paris : Bonneuil, Chatillon, Villejuif, Bas Meudon, Créteil, L’Hay les Roses, Le Bourget)
1871- 1873 /Algérie (Oued-Ghir, col des Béni-Aïcha, Aïn El Arba, Soul El Khémis, Aguemoun, Bougie, col de Tirourda
1914 - 1915 / Vosges (Le Donon, Badonviller, Laneuveville, La Chipotte...), La Marne (Mailly, Sompuis, Souain), Artois (Notre Dame de Lorette)
1916 / Verdun (Souville, Douaumont), Champagne (Tahure), Somme (Deniécourt, Genermont)
1917 / Aisne, chemin des Dames, Vaudesson, Vosges (Hilsenfirst)
1918 / Alsace (Hartmannswillerkopf), Champagne (Les Wacques, Orfeuil), Hunding Stellung, Les Ardennes (Mézières).
1920 -1923 / Lituanie (Memel)
1923 / Dissolution
1939 / Mobilisation au fort Lomond (70)
1939 - 1940 / Haute Alsace et secteur fortifié de Montbéliard (25)
1940 / Sarre, Lorraine (Lunéville), l’Aisne puis repli Saint-Amand, Montrond , Clermond-Ferrand
Dissolution
1959 / Recréation à Granville à partir de la 3ème demi-brigade (centre d’instruction)
1963 / Dissolution


CITATIONS DU BATAILLON

Ordre général numéro 114 du 11 octobre 1915.
Citation à l’ordre de la 10ème Armée – croix de guerre avec palme.

Ordre général numéro 239 du 1er novembre 1916.
Citation à l’ordre de la 10ème Armée – 2ème palme.
Fourragère aux couleurs de la croix de guerre.

Ordre général numéro 529 du 13 novembre 1917.
Citation à l’ordre de la 6ème Armée – 3ème palme.

Ordre général numéro 1332 du 8 août 1918.
Citation à l’ordre de la 4ème Armée – 4ème palme.
Fourragère aux couleurs de la médaille militaire.


Durant toute la première guerre mondiale, le bataillon fait partie du :
21ème Corps d’Armée
13ème Division d’Infanterie (août 1914 à 1918)
25ème Brigade d’Infanterie

L’UNIQUE DRAPEAU DES CHASSEURS

Contrairement aux autres régiments français, les bataillons et groupes de chasseurs à pied ne disposent pas de leur propre drapeau. Ils en possèdent un unique, lequel passe d'un bataillon à l'autre durant la campagne 1914-1918.

Ce Drapeau des chasseurs déjà décoré de la Légion d’Honneur, reçoit la médaille Militaire dont il est le seul à porter de l’armée française. Ceci fait suite à la prise au combat à Saint-Blaise-la-Roche (67), du Drapeau au 132ème Régiment Prussien le 14 août 1914 par le 1er Bataillon de Chasseurs à Pied.


REMISE DE LA MÉDAILLE MILITAIRE 
AU DRAPEAU DES CHASSEURS A PIED,
le 20.10.1914

Remise de la médaille militaire au drapeau des Chasseurs 
A 14 heures 30 a lieu à Gouy-en-Gohelle (62), la remise de cette médaille au drapeau des Chasseurs à Pied par le général De MAUD’HUY, com-mandant la 10ème Armée, en présence des généraux, commandant le 21ème Corps et la 43ème Division puis le colonel commandant la 86ème Brigade et des détachements représentant les 1er-3ème-10ème-20ème-21ème et 31ème Bataillons de Chasseurs à Pied. Le Drapeau déployé arrive sur le terrain encadré par un peloton du 1er Bataillon. Les généraux l'attendent, le cadre choisi pour la cérémonie accroît par sa note poétique, le caractère simple mais grandiose de la réserve. A ce moment, une salve de 21 coups de canon commence. On ne peut mieux faire qu'en confiant l'exécution à la batterie de 220 qui envoie ses projectiles sur les tranchées ennemies. Le drapeau placé au centre du rectangle formé par les troupes en ligne déployée, le colonel OLLERIS fait rendre les honneurs puis le général De MAUD’HUY prend à son commandement la "Brigade de Chasseurs", fait ouvrir le ban et s'avance, sabre à la main vers le Drapeau. Il prononce la formule d'usage : «Au nom du Président de la République; en vertu des pouvoirs qui me sont conférées, Drapeau des Chasseurs à Pied, je te décore de la médaille militaire». Puis il s'avance jusqu'au Drapeau incliné et épingle avec émotion à la cravate du Drapeau, la médaille glorieuse. Il embrasse à deux reprises la soie tricolore et donne l'accolade au porte-drapeau. Après avoir fait fermer le ban, le général De MAUD’HUY se tourne vers la troupe et lui adresse les quelques mots suivants : «Chasseurs ! C'est aujourd'hui pour vous un jour mémorable, seul jusqu'à ce jour, votre drapeau a été jugé digne de recevoir la médaille militaire. Soyez en fiers ! Soyez de plus assurés de la victoire. Vous êtes les dignes fils des héros de Sidi-Brahim et de Sébastopol ; bientôt on pourra dire que vous avez fait mieux que vos aînés ! Vous allez défiler devant le Drapeau ! ». Le défilé s'exécute au son des clairons rassemblés de tous les Bataillons présents. Aussitôt le défilé terminé, le général De MAUD’HUY s'écrie : «Chasseurs ! je donne à votre général 4 médailles Militaires à décerner aux plus braves des Chasseurs des Bataillons de votre belle brigade». Puis il quitte le terrain de la revue en adressant un au revoir cordial accompagné d'un geste amical plusieurs fois répété. Les honneurs sont rendus au Drapeau et la dislocation s'opère pendant que, toujours flottant, le Drapeau est ramené au poste de commandement de la 86ème Brigade accompagné par une section du 10ème Bataillon.


Le drapeau