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4 - LE 61ème B.C.P. ET LES DOUANES

Le 61ème B.C.P.

Appellation

1914 : 61ème Bataillon de Chasseurs à Pied, bataillon de réserve du 21ème B.C.P. 


Insigne du 61e Bataillon de Chasseurs à Pied

Création vers 1925 (Arthus Bertrand SMS)


D'origine le même que celui du bataillon d'active le 21ème BCP. 
Les deux numéros 21 et 61 apposés sur le pavillon du cor de chasse.

Cor ovale avec le pavillon à droite et le chiffre 61 dessus.
Au centre, le château de Montbéliard (25) broché d’un lion assis sur une terrasse à la devise : "Ego Nominor Leo" (Lion de Belfort).
Création en 1939.
Fabricant : Fraysse Demey.

Son insigne

Chronologie

1914 : Le 2 août, formation et mobilisation du 61ème B.C.P. à Langres (52).
1914 : Vosges (Saint-Dié, Saales, Donon, Abreschviller, col du Soldatenthal, Saint-Sauveur, du bois de la Roppe, Bréménil, Neuf-Maisons, Bazien, Sainte-Barbe, bois d’Hertemeuche, dépôt de Merrain, Jeanménil, Bru, Champ-Chaudron, cote 376, La Fontenelle, Badonviller, vallée de la Plaine, Celles, Allarmont), Artois (Neuville-Vitasse, Tilloy, Chapelle de Feuchy, le Tilloy, Blangy, Maison Blanche, Saint-Laurent, Carency, la Targette).
1915 : Artois (Souchez , Carency, cote 140, cote 119, Souchez, Cabaret Rouge, Souchez).
1916 : Verdun (Vaux), Lorraine (Seicheprey), Somme (Barleux, Biaches, La Maisonnette), Soissonnais (plateau de Nouvron-Vingré, Confrécourt).
1917 : Repli Hindenburg (plateau de Nouvron-Vingré, Tartiers, Bieuxy, Vézaponin, Jumencourt, ligne Hindenburg, Quincy-Basse, Coucy-la-Ville), Chemin des Dames (ferme de Froidemont, ferme de Royère, Epine de Chevregny), Alsace (canal du Rhône au Rhin, Fulleren, Schönholz).
1918 : Lorraine (Baccarat ), bataille du Matz (Orval, Plessis-de-Roye), Alsace (Hilsenfirst, Hartmannswillerkopf), Marne (Chêne-la-Reine, Mesnil-le-Huttier, Festigny, Courmas, Bligny, Bouilly, Saint-Euphraise, Bligny), Belgique (forêt d’Houthulst , Hooglede, La Lys, Deinze, Polhoeck, Ruysselède), Belgique (Liège).
1918 : Allemagne (Aix-la-Chapelle, Sottegem). 
1919 : Dissolution, le 25 février.
1939 : Recréation et mobilisation du 61ème BCP comme bataillon de réserve de série A, à Neufmoulins (fort de Lomont), frontière suisse (Delle, Altkirch).
1940 : frontière suisse (Altkirch), Alsace (le Rhin, entre Huningue et Saint-Louis), Lorraine (Carling, Saint-Avold, Holbach, Lixing, Forbach, Guensbach, Morsbach, Morhange), forêt de Compiègne, Aisne, Ormoy-Villers, Marne et repli jusqu’à Limoges.
Dissolution le 3 août 1940.
1942 : Dissolution en même temps que l’armée d’Armistice. 

Drapeau du bataillon

Comme tous les autres bataillons de chasseurs ou groupes de chasseurs, il ne dispose pas de son propre drapeau.

Citations au Fanion du bataillon
à l'ordre de la 10ème Armée no 75 du 10 juin 1915 (Général D'Urbal)
à l'ordre du 33ème Corps d'Armée no 133 du 21 juin 1917 (Général Leconte)
à l'ordre de la 5ème Armée no 400 du 10 septembre 1918 (Général Berthelot)
à l'ordre de l'Armée française de Belgique no 653 du 14 novembre 1918 (Général De Boissoudy).

Croix de guerre 1914-1918
3 citations à l'ordre de l'armée (trois palmes)
1 citation à l'ordre du corps d'armée (une étoile d'argent)
Fourragère aux couleurs du ruban de la Croix de Guerre 1914-1918
(03 septembre 1918, fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre)

Citations collectives
3 citations à l’ordre de l’armée
1 citation à l’ordre du corps d’armée

Refrain
Quêque t'as mis din min cul qué con. C'est del bicoque, c'est del bicoque !
Quêque t'as mis din min cul qué con. C'est del bicoque, c'est del bicoque sans os !

Devise
EGO NOMINOR LEO

Chefs de Corps

1914 : Capitaine Bernard
1914 : Lieutenant X
1914 : Chef de Bataillon Savourey
1915 : Capitaine X
1915 : Chef de bataillon Brisson
1915 : Capitaine X
1915-1918 : Chef de Bataillon Bodart

 Historique

La Première Guerre mondiale

Réserve d'Infanterie - Éléments non endivisionnés (ENE) du 21ème Corps d'Armée (août 1914).
Groupement de Vassart - 21ème corps d'armée (septembre 1914).
Division Barbot - Corps d'Armée provisoire (septembre 1914).
77èmeDivision d'Infanterie d'octobre 1914 à novembre 1918, 21ème Corps d'Armée.

1914 
août : Opérations des Ire et IIe Armées - Vosges - Donon - Saint-Blaise (67), bataille de la trouée de Charmes, la Chipotte, Neuves-Maisons, Bazien, Sainte-Barbe, dépôt de Merrains.
septembre : Ferme de Champ Chaudron, Bru, La Fontenelle, le Ban de Sapt - Badonviller, Fenneviller, vallée de la Plaine - Allarmont.
octobre – décembre : 1re bataille d'Artois : Neuville-Vitasse, la Maison Blanche, Tyllot, Saint-Laurent, secteur de Carency.
1915
janvier – avril : Artois: secteur d'Écurie, Souchez.
mai – juin : 2e bataille d'Artois: Carency, Souchez, côte 140, côte 119. 
(9 mai), Cimetière de Souchez, Cabaret Rouge (16 juin).
septembre – octobre : 3e d'Artois : Souchez, Côte 119 (septembre).
1916
février – mars : Revigny, Verdun, Saint-Mihiel.
avril – mai : Instruction camp de Saffais. - Gondrecourt, Vaucouleur, Toul.
mai – juillet : La Woëvre, Seicheprey.
août – octobre : Bataille de la Somme: Barleux (4-6 septembre), Barleux, Biaches, La Maisonnette.
novembre – décembre : Soissonnais, plateau de Nouvron-Vingré, Confrécourt.
1917
mars – juin : Lassigny : Quincy, Basse - franchissement de l'Ailette, Jumencourt, repli Hindenburg, Epagny, Quincy-Basse.
juin – juillet : Le Chemin des Dames, Ferme de Froidemont, ferme de la Royère, Épine de Chevregny.
août – septembre : Instruction camp de Villersexel.
septembre – décembre : Vosges, Haute-Alsace, le Schönholz, Fulleren.
1918
janvier – février : Instruction camp d'Arches – Rambervillers.
février – mars : Travaux secteur Baccarat.
mars – avril : Bataille du Matz, Orval, Plessis-de-Roye.
mai – juin : Repos Cornimont - Saulxures-sur-Moselotte. Vosges, Alsace : Hilsenfirst, Hartmannswillerkopf.
juillet – août : Champagne, Chêne-la-Reine, Bligny, repos Épernay.
août – septembre : Champagne, bois de Reims.
octobre – novembre : Offensive des Flandres, plateau d'Hooglède, la Lys, Deyne.

3ème D.B.C.P. : 
2ème, 4ème et 31ème B.C.P. (puis 2ème, 21ème et 31ème B.C.P. en février 1940) 
14ème D.I.


LES VOSGES


Réserve du 21ème bataillon, le 61ème se forme à Langres (52), constitué à 4 compagnies (7, 8, 9, 10ème) et une section de mitrailleuses. Malgré l'impatience de tous, il ne part que le 8 août 1914. Débarquant le 9 à Thaon (88), il gagne Saales où il reste quelques jours en réserve d'infanterie du 21ème Corps d'Armée. 

Le 18 août, il passe au Donon où est bivouaqué le 21ème bataillon. C'est avec joie que les deux corps fraternisent. A partir de ce moment commence le rôle du 61ème qui dès le 19, est chargé de couvrir face à l'Est, la vallée de la Sarre-Rouge dans la région au Sud d'Abreschwiller (57). Une section détachée aux avant-postes au col du Soldatenthal repousse une attaque d'avant-garde allemande le lendemain. 

C'est le premier combat avec les allemands et la façon dont l'adversaire est repoussé enflamme le courage de tous. Malheureusement, le combat ayant été défavorable à 1'Armée française dans la région de Sarrebourg (57), il faut retraiter. Le mouvement s'exécute en bon ordre le 21, sans être inquiété autrement que par quelques salves de 105 dont le bruit se répercute avec fracas dans ces vallées encaissées. 

Le 61ème organise défensivement Saint-Sauveur puis Bréménil et enfin les bois à l'Ouest de Neuf-Maisons (88). Il s'y maintient jusqu'à 14 heures, le 24, malgré un très violent bombardement qui cause des pertes sensibles. Il reçoit l'ordre d'évacuer la position et bivouaque dans les bois à l'Ouest de la Meurthe qu'il traverse à Thiaville (54). 

Le lendemain, chargé d'assurer la liaison entre les 13ème et 21ème Corps d'Armée, il reçoit l'ordre de se porter sur Bazien en passant par le dépôt de Merrain et Ménil-sur-Belvitte (88). 

A sa sortie de Ménil, il voit refluer des tirailleurs du 109ème d'infanterie, décimés par la fusillade qu'ils ont essuyé. Le bataillon se déploie. Les unités progressent vers le Nord dans la direction de Bazien. Le mouvement s'exécute comme « à la manœuvre » malgré les nappes de balles qui font des coupes sombres dans les rangs. Il rallie les éléments du 109ème mais à la crête à 600 mètres au Sud de Bazien, toute progression devient impossible. Il faut s'arrêter. Pendant deux heures, le bataillon tient là sous une fusillade terrible contenant l'effort d'un nombre triple d'Allemands. Mais vers 11 heures, deux compagnies débouchent sur la droite prenant à revers la compagnie SAVOUREY, qui perd déjà deux officiers et un grand nombre d'hommes. La situation devient intenable. Il faut se replier. Le mouvement s'exécute par échelons malgré la fusillade qui redouble et la canonnade. Le bataillon défend encore la route Ménil-Nossoncourt et la lisière, Nord de Ménil. Toutefois de plus en plus éprouvé, il est obligé de se replier sur les bois au Sud-Est de Ménil, où il se reforme. 

Le soir, il cantonne à Rambervillers. Les pertes sont très lourdes, la fatigue est telle qu'il est mis en réserve pour quelques jours. Mais le moral n'est pas atteint et il ne tarde pas à le montrer aux Allemands. 

Le 31 août, il occupe au Nord de la ferme de La Haie, les bois d'Hertemeuche pour tenir avec trois compagnies fort diminuées un front de 3.500 km environ. A ce moment, la compagnie RIDUET, détachée de Saales pour escorter des prisonniers et qui participe à la défense de Saint-Dié, rejoint le bataillon et augmente un peu la densité de l'occupation. La compagnie BRISSON pousse une reconnaissance offensive dans la direction du Nord-Est afin de s'opposer à la marche d'une colonne allemande de Sainte-Barbe sur la Chipotte ; elle livre un dur combat aux abords du dépôt de Merrain et atteint partiellement son but. Dès le matin du 3 septembre, les Allemands attaquent vigoureusement les deux compagnies des ailes. Le son aigre et perçant de leurs clairons, entendu pour: la première fois au milieu des bois, produit une impression d'angoisse vite dissipée dès que le danger devient visible. Après un combat furieux, les compagnies attaquées sont obligées de se replier, découvrant les compagnies du centre. Violemment prises à partie, ces dernières résistent énergiquement. Elles ont le temps de réaliser un embryon d'organisation (tranchée pour tireur à genou, fils de fer tendus entre les arbres). Aussi peuvent-elles pendant deux heures, faucher les rangs d'un ennemi acharné qui sans cesse renouvelé, attaque en lignes serrées. L'une d'elles fut chargée cinq fois mais par un feu précis, rejette chaque fois les adversaires dont les cadavres jonchent le sol. A la fin débordées, ces unités doivent se replier en arrière de la lisière des bois qu'elles se préparent à défendre. Néanmoins l'ennemi, très éprouvé, n'ose déboucher. 

Quelques jours de repos après cette chaude affaire et le bataillon relève le 57ème au Nord de Bru. Il reçoit l'ordre d'enlever la ferme de Champ-Chaudron. L'action est vigoureusement menée et la ferme est brillamment enlevée à la baïonnette et gardée malgré le bombardement et les contre-attaques de l'ennemi. La victoire de la Marne ayant forcé l'ennemi à la retraite, le 61ème bataillon est chargé de la poursuite. 
L'ordre de mouvement étant arrivé 24 heures après le départ de l'ennemi, le contact n'est repris qu'à Badonviller où le 61ème disperse et met en fuite des détachements allemands. 

Après avoir participé à la reprise de La Fontenelle (Ban-de-Sapt) et de la cote 627, le bataillon est envoyé dans la vallée de la Plaine. Il déborde Celles sur Plaine (8) puis parvient jusqu'aux abords d'Allarmont. 

Le 27 septembre, une forte reconnaissance ennemie se heurte aux avant-postes qu'elle veut enlever. Après un corps à corps acharné, les Allemands décimés prennent la fuite laissant des prisonniers entre nos mains et un grand nombre de cadavres sur le terrain. 

Mais cette guerre de surprise, à laquelle le bataillon est si bien habitué, va faire place à une guerre toute nouvelle pour lui.

Les douanes


Le corps des douanes a toujours possédé une organisation ni totalement civile, ni tout à fait militaire en raison du service « en campagne » auquel était assujetti son personnel actif jusqu'au développement des moyens de transport modernes. 


De 1830 à 1940, le corps des douanes est devenu militaire par trois fois lors des conflits qui ont touché le territoire national. Aujourd'hui encore cette particularité est perceptible au sein du service de la surveillance douanière. 


Créée en 1791, la Régie des Douanes, bientôt Douanes Nationales puis Douanes Impériales, a été militarisée de 1792 à 1815 pendant toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire avec mission d'assurer le blocus continental et de surveiller les frontières françaises qui s'étendaient alors de Hambourg aux Provinces Illyriennes. 


Napoléon Ier crée des Légions des Douanes Impériales qui comptent jusqu'à 35000 «chasseurs verts» comme aimait à les appeler l'Empereur en raison de la couleur de leurs tuniques. Certaines légions «embataillonnées» se couvrent de gloire lors des combats qui suivent la retraite de Russie, particulièrement en Allemagne du Nord et en Italie puis lors de l'épopée des Cent Jours.

En 1831 et 1832, le Roi Louis-Philippe crée par Ordonnances Royales le Corps Militaire des Douanes formé de bataillons sur le modèle de l'infanterie légère à partir du personnel du service actif, composé surtout d'anciens militaires.
Les bataillons des douanes, dépendant du département des Finances en temps de paix, pourront être mis à la disposition du Ministère de la Guerre en cas de guerre défensive et si les circonstances l'exigent. Ces bataillons mettront sur pied des «compagnies de guides des douanes françaises» chargées d'éclairer les troupes régulières en région frontalière. Ce cas surviendra à l'occasion de la guerre de 1870.


En 1875, le cor de chasse et la grenade à sept flammes sont officiellement attribués aux brigades des douanes : le cor par similitude avec les voltigeurs, la grenade en qualité de soldats d'élite. Cet insigne d'abord apanage des compagnies des douanes actives cohabite pendant plusieurs années avec l'étoile des éclaireurs des compagnies des douanes territoriales (personnels actifs mais plus âgés).


L’armistice du 28 janvier 1871 met fin aux combats de la guerre de 1870-71.


A Versailles, le 26 février 1871, des accords préliminaires au Traité de Francfort précisent les conditions de la paix et la question de la détermination de la nouvelle frontière. Pendant près de 50 ans, cette frontière va séparer la France de l’Alsace-Lorraine.

Au niveau de Schirmeck à la pointe nord-est du département des Vosges, la frontière ne passera pas par le Donon qui culmine à 1008 mètres : fixée à quelques kilomètres de là, elle annexera le canton dont le village vosgien de Raon-sur-Plaine et Raon-lès-Léau.

Le 12 octobre 1871, d’autres accords se négocient sur l’évacuation partielle des troupes d’occupation, sur les relations douanières entre la France et l’Alsace-Lorraine devenue étrangère…. C’est alors qu’une convention territoriale est signée portant sur la frontière germano-lorraine : l’Allemagne rétrocède à la France quelques communes dont Raon-sur-Plaine et Raon-lès-Léau avec restriction des vastes forêts domaniales qui s’étendent sur leurs territoires et restent allemandes. De ce fait, ces deux villages perdent respectivement 866 et 600 hectares de bois.

Les habitants sont en effet soulagés pourtant ils perdent une grande partie de leurs moyens d’existence. Leur travail forestier et leur droit d’affouage de pouvoir exploiter dans les forêts de l’Etat le bois nécessaire à leur consommation familiale.

La frontière qui sépare l’Alsace et ces communes n’est pas facile à matérialiser. Sur 18 kilomètres, son tracé complexe entre les propriétés communales et particulières restées françaises et les forêts domaniales devenues allemandes, nécessite 152 bornes de grès, gravées d’un numéro d’ordre, avec un F côté France et un D côté Deutschland. 
Fin août 1872, plusieurs seront encore déplacées sur exigence de l’Allemagne exigera qui demande d’autres parcelles.

En 1919, le Traité de Versailles rend les terres annexées à la France. Les bornes posées pour marquer la frontière entre deux états ennemis limitent maintenant départements et régions.

L'implantation des brigades des douanes est extrêmement dense sur la «ligne bleue des Vosges» afin de surveiller les frontières, nouvelle frontière avec les provinces perdues et matérialisation géographique de l'esprit de revanche. 

De 1914 à 1919, les bataillons de douaniers sont mobilisés et participent tout d'abord aux opérations de couverture des frontières et de défense des places fortes. 

Formées d'agents armés en uniforme, recrutés en priorité parmi d’anciens militaires bénéficiant des "emplois réservés", casernés et encadrés par des fonctionnaires portant des appellations militaires, les brigades développent une culture de type paramilitaire. Cependant pendant toute la durée du conflit, des volontaires du corps des douanes effectueront des missions spéciales derrière les lignes allemandes. 

Cinq de ces «missionnaires» seront arrêtés et fusillés par l'ennemi pour espionnage. 
Des centaines d'agents des douanes ont fait leur devoir de citoyen et sont «morts pour la France» sous l'uniforme douanier et dans les troupes combattantes à partir de 1915.


De nos jours, la direction générale des douanes et droits indirects concourt à la sécurité intérieure du pays en luttant contre les grands trafics par ses missions de contrôle des flux de marchandises et de personnes (stupéfiants, armes, tabacs, alcools, blanchiment, piraterie commerciale...). Le service de la surveillance douanière, soit 9000 agents en uniforme et en armes affectés en brigades terrestres, maritimes, aériennes ou dans des unités spécialisées, par ses contrôles opérationnels permanents participe à la lutte contre le développement de la grande fraude internationale.

 Les douaniers
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